mercredi 10 octobre 2018

La descente du larynx



Rappel de la consigne :
Piochez au hasard deux phrases dans ces extraits d’articles de presse. Oui, oui, au hasard. Vous pouvez imprimer, découper, dispacher dans un chapeau puis piocher, ou simplement fermer les yeux et pointer au hasard une zone de votre écran et voir sur quelle phrase vous tombez. Vous débuterez votre texte par une de ces phrases, et le terminerez par l’autre. Il faudra développer un texte entre les deux, peu importe sa longueur, son thème ou son style. Vous n’êtes pas obligés de raconter une histoire, mais il faudra être cohérent.
 
 
Il y a environ cinq millions d’années, l’homme a commencé à se redresser, permettant à son cerveau de se développer et à son larynx de descendre plus bas dans le cou. (1)



Il y en a quelques-uns qui ont dû zapper la première partie, celle où il est question de « développement ».

Ah, certes, ils ont la parole, il faut voir le nombre de conneries qu’ils débitent grâce à la descente de leur larynx. Le son vibre dans leurs cordes vocales, utilise toute les résonances de la gorge, du nez, des pommettes, des sinus,… et de leur crâne vide !

Leur cerveau, réduit à l’état de petit pois permet tout au plus un léger bruit de sifflet quand ils se mouchent ! Mais c’est tout !

Ceux-là, on aurait préféré qu’ils ne se redressent pas, il y a « environ cinq millions d’années ».

Parce que quitte à ne rien changer pour leur développement cérébral, ça aurait évité à nos oreilles de profiter d’un flux de sons aussi dénués de sens que les « rires en boîte » des mauvaises séries télé.

Ils auraient continué leur déplacement quadrupédique en pissant sur les arbres et les poteaux si ça les amusait, et auraient permis à la partie « redressée » de l’humanité d’avoir de vraies conversations sans le parasitage d’une profusion de discours aux vertus laxatives !

Ah oui, parce qu’en plus, des discours, ils en font ! Faut dire que certains parviennent à se faire élire, dans de grands états même ; et qu’en accédant au pouvoir, ils se permettent des discours pleins de racisme, de haine, d’intolérance, de régression, d’atteinte à la dignité, …

J’en tremble.

De peur pour mes congénères les plus faibles.

De honte pour l’ensemble des humains « redressés » qui ont développé leurs capacités réflexives et les utilisent au quotidien sans pour autant trouver de solution à cette gangrène qui pourrit l’humanité tout entière.



Bref, je m’aperçois que je n’aime vraiment pas les cons. Preuve en est qu’en pratiquant l’introspection, nous améliorons notre connaissance de nous-mêmes et nous prenons conscience de nos émotions. (2) Mais on ne fait pas avancer le schmilblick pour autant !


Miss Tortue

(1) (« Ça m’intéresse » sur la voix, juin 2018, p48)
(2) (« Flow », Février 2017, p75)

3 commentaires:

  1. Pas mal dis donc, en partant de cette première phrase scientifique à souhait, je me demandais bien où on allait aller (?) mais t'as raison, moi non plus j’aime pas trop les cons à long larynx ! Surtout en politique !

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  2. "Le son vibre dans leurs cordes vocales, utilise toute les résonances de la gorge, du nez, des pommettes, des sinus" on reconnait la meuf qui prend des cours de chant ! ;)

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  3. Bon, t'aimes pas les cons... OK ! mais ce constat étant fait, tu proposes quoi ? on les assassine tous ? (tu remarqueras que spontanément je me range dans la catégorie des éliminateurs, pas des éliminés :D )

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